Notre métier

Validation et pré-validation

Les méthodes d’essais font l’objet d’une validation formelle par l’OCDE et/ou par l’ECVAM (pour les essais in vitro) quand il s’agit des substances, ou la normalisation CEN/ISO pour les milieux et les dispositifs médicaux.

Cette validation confère in fine une garantie de qualité, un caractère opposable et une reconnaissance multilatérale par les pays membres, de l’OCDE par exemple.

Le principe est que tous les laboratoires d’essai respectant des procédures de qualité, en particulier les « bonnes pratiques de laboratoires » (BPL) trouveront les mêmes résultats.

La garantie de qualité passe par des tests démontrant la répétabilité et la reproductibilité et impose des essais circulaires. Ces opérations longues et coûteuses peuvent être faites dans une structure de pré-validation.

Plusieurs définitions de la pré-validation existent. Pour PEPPER, il s’agit d’assurer que les méthodes répondent à des critères de qualité et à construire les éléments de preuve requis par les instances qui effectuent une validation reconnue internationalement (OCDE, ECVAM, ISO).

Les opérations réalisées et financées par PEPPER

Trois fonctions opérationnelles sont assurées et financées par le personnel de la plateforme et sont au cœur de notre métier :

  • l’identification et la documentation de méthodes d’essai matures, scientifiquement fondées et répondant à un besoin en termes d’identification des PE ; 
  • l’organisation des tests sur ces méthodes, en faisant appel à des laboratoires d’essai, pour évaluer la répétabilité et la reproductibilité des résultats sur la base de substances « positives » et « négatives » et en réalisant des essais circulaires ;
  • l’accompagnement des porteurs de méthode pour transmettre aux instances internationales de validation leurs méthodes et les rapports scientifiques requis.

Les  fonctions opérationnelles impliquent deux étapes décisionnelles qui font appel aux instances de gouvernance.

  • La décision sur l’opportunité de faire suivre à une méthode le processus de pré-validation et donc d’organiser et financer les tests sur cette méthode, relève du Comité sur l’Opportunité.
  • Les conclusions sur la réussite ou l’échec de la pré-validation d’une méthode sont établies par le Conseil Scientifique

Les méthodes d’essai sur lesquelles PEPPER travaille

Les méthodes d’essai visées par la plateforme sont des bioessais. Un bioessai consiste à exposer un organisme vivant (on parle de « in vivo ») ou une cellule, ou un système cellulaire (on parle de « in vitro) à une substance (ou à un extrait d’un milieu) dont on souhaite évaluer la toxicité et le mode d’action de cette toxicité.

PEPPER travaille sur 3 types d’essais  :

  • Sur des systèmes infra cellulaires ou cellulaires simples, où l’on va par exemple regarder si une substance chimique se fixe sur un récepteur du système endocrinien. La fixation sur le récepteur œstrogène est une des premières utilisations de ces essais pour les perturbateurs endocriniens. Les enjeux sont souvent sur d’autres récepteurs;
  • Sur des systèmes cellulaires plus complexes, par exemple des tissus en 2D ou en 3D, ou  quand on utilise micro-technologies et culture cellulaire pour recréer in vitro des architectures neuronales complexes;
  • Sur des modèles animaux simples. Le poisson zèbre et son embryon en sont des exemples. Il s’agit aussi souvent d’invertébrés ne relevant pas de la directive relative à l’utilisation des animaux à des fins expérimentales.
Méthodes sur des systèmes cellulaires simples (en principe libre de droits)

Les services annexes

La  plateforme propose des « services annexes » sur une base de prestation facturée.  

  • Organiser les expérimentations qui permettront de finaliser la preuve de concept de méthodes trop immatures ;
  • Diffuser la veille scientifique sur les méthodes émergentes ;
  • Accompagner les dossiers après leur dépôt auprès des instances internationales ;
  • Organiser des formations aux méthodes pré-validées.

Les savoir faire de PEPPER

Les équipes de PEPPER savent :

  • Comment on réalise un bioessai et connaissent les contraintes à maîtriser pour assurer la qualité
  • Quelles sont les prérequis et les attentes des organismes internationaux
  • Où sont les enjeux actuels et les lacunes à combler pour caractériser les perturbateurs endocriniens
  • Quels sont les laboratoires sur lesquels s’appuyer pour réaliser les essais.

Ceci n’est possible que parce qu’elles s’appuient sur un réseau large de partenaires, notamment ceux qui font partie du Comité sur l’Opportunité et du Conseil Scientifique.

Dernière modification : 18 septembre, 2020 à 19 h 53 min